Nous allons parler ici d’isolants. Quels sont-ils, comment les choisir et les 5 critères importants dans le choix d’un isolant. Nous finirons par voir, quels sont les isolants qui correspondent le mieux aux 5 critères établis.

 

LA RÉSISTANCE THERMIQUE

 

Commençons par le premier facteur dans le choix d’un isolant: c’est la résistance thermique. La capacité de l’isolant à résister au froid. Par rapport à ce critère, nous allons rapidement expliquer comment fonctionnent les choses. Chaque isolant a un facteur de conductivité thermique dans l’unité. Le lambda aujourd’hui de la plupart des isolants lambda tourne autour des 0,039. 

 

Ce chiffre ne doit pas vous dire grand chose; il y a des tests effectués en laboratoire pour cela. Le fabricant donne son résultat mais il faut la vérification d’un organisme officiel de certification des isolants donne aussi son résultat. Ce sera ce résultat-là qui sera pris en compte.

Notez que le crédit d’impôts ne fonctionne pas pour un isolant qui n’a pas été certifié par l’organisme officiel. Vous n’aurez pas droit au crédit d’impôts, demandez donc toujours à votre applicateur le certificat, qui va poser la résistance au froid, non seulement de sa conductivité thermique (donc de son lambda), mais aussi de l’épaisseur utilisée. À savoir qu’une épaisseur de 25 cm sera plus efficace qu’une épaisseur de 10 cm.

 

LES CAPACITÉS HYGROMÉTRIQUES 

 

Deuxième critère pour le choix d’un isolant: les capacités hygrométriques. Cela signifie le comportement de l’isolant par rapport à l’humilité. Ce critère là est particulièrement vital. Pourquoi ? Alors pour répondre à cette question, il faut revenir à la base; ce qu’est un isolant thermique. C’est une matière capable d’emprisonner un maximum d’air statique sévère statique, qui va être en conflit avec le froid. Ce n’est pas la matière en tant que telle, c’est la capillarité d’air comprise dans la matière. Si on veut que cette capillarité, il faut deux conditions; il faut que l’isolant réagisse bien à l’humidité, il faut qu’il soit deuxièmement suffisamment dense pour éviter le phénomène de tassement. 

 

L’humidité, le grand ennemi de l’isolant. Que ce soit la vapeur d’eau venant de l’intérieur, que ce soit l’humidité venant l’extérieur, on le voit, les attaques proviennent des deux côtés. Nous ne pourrons jamais entièrement être préservés complètement de cette humidité, même avec un bon pare-vapeur. 

 

Enfin il y a une raison, de façon générale les isolants minéraux sont hydrophobes, le meilleur comportement par rapport à l’humidité est celui de la laine de verre ou de bois. Ce sont des produits très denses, il suffit de prendre en main le matériau pour s’en rendre compte. En opposition aux isolants minéraux qui sont beaucoup moins denses, même si les fabricants essaient de donner un peu plus de densité à leurs produits. 

 

Il suffit de dérouler en rouleaux de laine de verre puis on peut constater qu’elle gonfle, prend du volume, mais c’est en volume très peu très peu dense, très fragile, exposé au tassement et donc en efficacité. Les isolants écologiques donc laine de bois sont les régulateurs de l’humidité. Leur capillarité permet d’absorber l’humidité sans les abîmer et de la restituer aux changements climatiques. 

 

LE DÉPHASAGE 

 

Troisième critère: le déphasage. Le déphasage c’est quoi ? C’est la durée en temps entre le moment où l’isolant reçoit la chaleur du soleil et le moment où il va la restituer à l’intérieur du volume et l’inertie qu’ont les matériaux. Cela permet d’accumuler la chaleur. Plus le matériau est capable d’accumuler la chaleur, plus il mettra de temps à la restituer, à la transmettre à l’intérieur du volume. 

 

Concrètement, en été, quand il fait chaud sous les combles, c’est que l’isolant derrière le placo n’a pas de grande inertie. Il se chauffe vite et restitue rapidement, malheureusement, cette chaleur est à l’intérieur. 

Un bon isolant est celui qui va accumuler la chaleur, la retenir le plus longtemps possible et ne la restituer que le soir ou la nuit. Là encore, les isolants minéraux sont mal placés, ils ne tiennent que 3/4 heures de rétention de chaleur. Cela dépend aussi de l’épaisseur; les isolants synthétiques sont aussi à éviter à tout prix. 

Sous les remparts, il n’y a là encore que les isolants écologiques qui tiennent bien la route avec des valeurs entre 8h à 12h de déphasage. En tête la laine de bois, cet aspect est appelé le confort d’été.

 

L’ASPECT SANITAIRE

 

Quatrième critère: l’aspect sanitaire. A priori, on serait tenté de croire que n’étant pas en contact direct avec l’isolant, il ne peut pas avoir d’effet sur notre santé. 

En réalité, il n’en est rien malgré les précautions qu’on peut prendre même avec un pare-vapeur, on finit par respirer ce qu’il y a dans les murs.

 

Il faut donc à tout prix éviter les isolants synthétiques, car on peut y trouver du pétrole. Les isolants minéraux ne sont vraiment pas ce qu’il y a de mieux. Certaines études tendent même à démontrer que la laine de verre par exemple est cancérigène. Une fois de plus, ce sont les isolants écologiques qui sont neutres, surtout le chanvre. Pour autant avec la production de produits de qualité dans lesquels la composition est bien respectée. 

 

L’ASPECT ÉCOLOGIQUE

 

Enfin, cinquième critère: c’est l’aspect écologique. Pourquoi les isolants qui sont classés écologique le sont. Il faut les considérer sous le rapport de ce qu’on appelle à CEP; la consommation d’énergie primaire. C’est l’énergie nécessaire pour assurer l’ensemble du cycle de vie d’un isolant entre le moment de sa fabrication jusqu’à son recyclage.

 

On peut comprendre tout de suite pourquoi un isolant écologique, qui est directement un produit naturel, ne peut être que bon pour l’environnement. 

 

Un isolant écologique, pour produire une tonne de laine de verre par exemple, il faut entre 250 et 1000 kilowatts heure par mètre cube d’énergie suivant le conditionnement. Pour produire une tonne de ouate de cellulose, il en faut 50 kilowatts, donc cinq fois moins.

 

Toutes nos maisons bénéficient aujourd’hui d’une excellente isolation à bon prix et durable. Mais, comme dans beaucoup de domaines, celui de l’isolant a dominé par un groupe de pression qui influence les choix économiques, politiques…

 

La production des différents matériaux, aussi écologiques qu’ils peuvent le paraître, ne sont pas toujours aussi clean qu’ils le montrent. La production peut venir d’autres pays comme Israël, où les conditions de travail et les normes par rapport aux productions ne sont pas les mêmes qu’en Europe. Ces produits présentent des avantages vraiment très importants tant au niveau environnemental qu’au niveau des performances thermiques. 

 

Le ouate de cellulose, cet isolant est composé de papier recyclé, la base à laquelle on a ajouté différents arguments des liants comme le sel de bore, qui rend l’isolant résistant. Malgré certaines polémiques quant à la production de certains composants d’isolants, voire d’isolants eux-mêmes, les produits fabriqués en France n’ont jamais donné lieu à la moindre polémique, qui donnent de très bons résultats en terme sanitaire, sans parler des autres aspects.

 

RÉCAPITULATIF

 

Les différents critères d’un bon isolant sont donc: résistants thermique, comportement hygrométrique, déphasage et écologique. 

 

On peut s’apercevoir que ce sont les isolants naturels écologiques qui correspondent le mieux à l’ensemble de ses 5 critères. C’est la raison pour laquelle ce sont ces isolants là qui sont le plus recommandés. Laine de bois, ouate de cellulose, chanvre, vous donneront un vrai confort d’hiver comme un confort d’été. Une pérennité dans le temps est donc notable. Assurez-vous de la durabilité de ce qui sera installé.